Irlande 2026
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
En fait, tout m’a semblé long, alors qu’au final, je n’ai pas tant attendu que ça. Déposer mes 19kg de bagages en soute, ça a été long (on oublie ce que c’est de passer par un vrai comptoir depuis qu’on ales check-in sur internet). Passer le contrôle, ça a été long (même pas). Prendre un frapuccino mocha écrémé sans crème fouettée, ça a été court, pour le coup puisque le vol a été annoncé super vite. Trop vite : attendre que la PAF arrive à son guichet, debout alors que j’aurais pu siroter mon breuvage, assise devant mon ordi, ça a été long. Attendre debout à la porte d’embarquement que la porte de la porte d’embarquement s’ouvre, ça a été long. Attendre à la porte d’embarquement, ça a été long. Bon, j’exagère, mais pas tant. En fait, j’avais oublié que quand on était seul, tout paraissait plus long. Bref, je vous passe les détails parce que tout s’est quand même très bien enchaîné, mais même l’attente du bus express pour le centre-ville alors que la préposée m’avait annoncé des retards suite à un accident sur la route, ça n’a pas été long, surtout que ledit bus express m’a finalement déposée beaucoup plus près que prévu dans mes calculs. A la réception du Trinity College, sorte de mini Harvard, non plus, ça n’a pas été long, et même mon installation n’a pas été longue, dans un bâtiment mangé par le lierre ou la vigne grimpante face aux terrains de tennis. Rhoooo, ça va être bien… J’avoue que la montée des trois étages par les escaliers avec mes 19kg dans les bras a été un peu longuette. Mais l’idée de dormir à Cambridge m’a fascinée.
Sauf qu’une fois mes affaires posées, j’avais l’impression de m’être réveillée 48 heures plus tôt et d’avoir pris deux longs courriers pour arriver ici. A deux doigts de me coucher. A 19h30. Punaise c’est moche de vieillir.
Bon, vous imaginez bien que je ne me suis pas couchée et que je me suis forcée à troquer mes bottines contre des baskets pour aller manger un morceau dans le fameux quartier de Temple Bar, haut lieu du tourisme, des pubs, de la musique plus ou moins traditionnelle live, dedans comme dehors. C’est au Bad Ass, là où Sinéad O’Connor a débuté comme serveuse avant de se faire connaître (et de mourir, peuchère) que j’ai troqué 30 euros contre un mauvais fish and chips et un verre de rouge. Alors je savais que je ne venais pas pour manger. Je n’avais pas réfléchi que je ne venais pas pour boire non plus…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…

