Irlande 2026
(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…
Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…
Après un petit dej d’autant plus copieux que j’ai pris le temps de mettre le blog à jour, je suis partie sur le coup de 11h30 faire un tour dans Clifden et l’impression que j’avais eu hier soir s’est confirmée : loin d’être le petit port de pêche que j’imaginais au bord de l’Atlantique, Clifden me fait plutôt penser à une station de ski. Sans doute que la circulation des deux routes en demi-cercle y est pour quelque chose. Sans doute que la présence de magasins de fringues spécial « je randonne dans le froid » y sont pour beaucoup. Sans doute que l’Intersport, au final, finit d’achever le sentiment, sans compter que Clifden est aussi au cœur des montagnes, ou plutôt de montagnettes.
C’est plutôt mignon, attention, mais pas du tout l’idée que je m’en étais faite : sans doute parce que, ce qu’ils appellent Beach, c’est bien un morceau de sable mais posé sur un bras d’océan Atlantique qui rentre loiiiiiiin dans les terres. Et accessoirement, tous les français qui ne sont pas partis à Marseille faire les 95% de sa capacité hotellière sont visiblement venus ici. Bref, une fois ma mini déception passée, j’ai enfin trouvé une capuche de remplacement à mon Barbour, au détail près, que, dans la mesure où il n’a pas été ciré en 30 ans, on voit une sacré diff entre la couleur d’origine de la capuche et la parka. Ca fait un genre… Ca fait surtout un objectif en rentrant : rewaxer la parka, à défaut de rewaxer la board qui prend toute la poussière de Marseille sur ma terrasse.
Je suis partie sur Beach Road qui rejoint le sky road un peu plus loin pour aller jusqu’au château en longeant le bras de mer et franchement, le paysage est top. Les couleurs sont dingues et j’ai enfin trouvé un début de port de pêche (disons un quai avec 4 bateaux accostés le long de la route) au milieu de ma station de ski.
En arrivant au château, j’avais déjà fait 8km : pour la petite journée tranquille on repassera. Ledit château était en ruines, ce qui ne m’a cependant pas surpris : il y a un château tous les 10m ici, s’ils doivent tous les reconstruire, ils n’ont pas fini. En ruines, mais on devine encore quand même l’organisation des pièces et l’architecture générale.
En plus des vaches et des chevaux, j’ai croisé plein d’ânes sur la route et c’est vraiment trop chou comme animal. Je comprends vraiment pourquoi Pierre Niney s’est retrouvé avec un âne chez lui : quand je serai grande, j’aurai un âne.
J’ai fait une petite pause dans un café-roulotte comme il y en a beaucoup ici : une espèce de guerite avec trois tables de pique nique dehors mais qui permet de se poser avant de repartir, et je suis repartie « tranquillou », si tant est que ce mot ait encore un sens…
Petit aparté sur le temps qui passe…
SI quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le temps passe aussi vite, ici, je suis preneur : en trente secondes, il se passe deux heures. A ma pause café, il était déjà 15h et je n’avais vraiment pas l’impression d’avoir fait les deux tiers de la journée…Et je sais qu’en rentrant je vais avoir du mal à rester en place. La dernière fois que ça m’est arrivée, j’étais au ski : une semaine au club med de Cervinia à skier en groupe avec prof de 8h45 à 16h45 quasi non stop, et, histoire de m’achever derrière, une petite séance de natation ou d’étirements de 30mn. Quand je me suis retrouvée au bureau le lundi, j’avais vraiment du mal à être rivée sur ma chaise. Le problème, là, c’est les 40 degrés qui m’attendent à Marseille et qui vont moyennement me mettre en condition de bouger…
En rentrant, c’est ma traditionnelle sieste qui m’a tendu les bras (de Morphée) puis j’ai organisé mon lendemain, jusqu’à ce que mon ventre me rappelle que le petit déj était déjà de l’histoire ancienne : j’ai donc descendu le kilomètre de route qui me sépare du centre et des pub, puisque, cette fois, mon hôtel est plutôt excentré. Eh oui, on s’habitue vite à être au centre. C’est vrai que me rajouter 2km A/R à chaque fois que je voulais faire qqch (donc a priori 4km mini dans la journée) c’aurait été dommage de passer à côté.
Pendant la descente, trois voitures de la Garda (la police) faisaient la circulation : un type s’était visiblement crouté et il était assis sur le bord du trottoir. Alors certes, c’est un petit pays et certes, je suis dans un bled où il ne doit pas se passer grand-chose (assez cependant pour avoir 3 voitures de police au minimum), mais j’ai imaginé la scène à Marseille… c’est vraiment deux salles deux ambiances.
Trouver un pub pour manger n’a pas été si simple : soit ils étaient blindés, soit visiblement, les gens mangeaient liquide, soit il s’agissait de restos avec des nappes etc … J’en ai finalement trouvé un où le serveur m’a raconté des blagues de chats. Si vous êtes sages, je vous la raconterai, mais il faut parler anglais sinon ça ne marche pas. Il m’a même fait goûter un verre d’un autre vin que celui que j’avais pris : c’est que niveau vin, c’est déjà pas riche, mais alors au verre, n’en parlons pas…
- Vin du jour
km
(Jour12) Dublin : baby come back
Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...
(Jour 11) Connemara : it’s raining again
Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.
(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi
Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).
(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse
J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…
(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…
Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…
(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil
C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.
(Jour 5) Là-bas au Connemara…
La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train.
(Jour 4) La messe est dite
Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.
(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks
Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…
(jour 2) Premiers pas à Dublin
Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…












