Irlande 2026
(Jour 4) La messe est dite
Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.
Me voilà donc à St Ann à 11h pour la messe en bas de « chez moi ». Tous (enfin, « tous », comme si on était 150 dans l’église) avaient des bouquins avec les numéros des psaumes à chanter. Tous avaient un livret de messe. J’ai dû rater la distribution en arrivant. L’église est magnifique, la chorale merveilleuse et l’heure qu’a duré le service, je ne l’ai pas vu passer. Pourtant, je suis loin d’avoir tout compris. C’aurait été pas mal d’avoir le fameux bréviaire.
J’ai salué le pasteur en partant (vu qu’il a précisé avoir été grand-père dans la semaine, j’en ai déduit qu’il était plus pasteur que prêtre, ou alors ça a changé, l’église catholique…), lequel proposait des cafés dans la salle à côté après l’office. Encore un peu et ça faisait vraiment réunion des AA.
J’ai mangé une salade vite fait chez Prêt à Manger sur Dawson St avant d’aller au National Museum of Archaelogy et bien m’en a pris puisqu’il n’ouvrait qu’à 13h : j’ai même pris le temps de me manger un scone avec un flat white dans un truc à côté. Petit, le musée, bien que national, et c’est pas le Louvre niveau achalandage non plus, mais bon, j’ai découvert l’art des bijoux et équivalents depuis -2000 et c’est assez impressionnant ce qu’ils faisaient à l’époque. J’ai aussi découvert la « fameuse » bataille de Clontarf (23 avril 1014) ou plutôt ce qu’on en rapporte puisque, à part dire que Brian l’irlandais a fracassé l’armée de Sigtrygg le viking à Clontarf, devenue banlieue de Dublin, alors que Sigtrygg était son propre genre, on ne sait pas grand-chose sur le pourquoi, d’un coup, c’était plus valable d’avoir des vikings chez soi, voire dans sa propre famille. D’autant que si le Brian est devenu un des héros de l’histoire irlandaise, il n’en est pas moins mort ce jour-là.
Je serais bien partie visiter le Dublin Writers’ Museum, mais il a fermé en 2020… (un jour j’écrirai un papier sur l’intérêt d’utiliser des guides touristiques à jour, surtout quand le Covid est passé par là entre temps…).
De retour à l’appart, ma clé ne marchait plus : enfin, si, je pouvais entrer dans le bâtiment, donc monter les trois étages, ouvrir la porte de l’appart mais pas celle de ma chambre. J’ai donc redescendu les trois étages à pied, suis retournée à l’accueil à l’entrée du collège et ai demandé une nouvelle clef. Qui cette fois ouvrait toujours le bâtiment mais pas l’appart. J’ai donc re-redescendu les trois étages à pied, suis re-retournée à l’accueil à l’entrée du collège et ai re-demandé une nouvelle clef. Et cette fois le gars, au vu de ma fameuse tronche en biais spécialement dégainée pour l’occasion, a fait le déplacement avec moi. A part la porte de l’appart qui avait décidé de faire des siennes, le reste fonctionnait et j’ai pu regagner mes pénates.
Ce petit exercice m’ayant mis en jambes, je suis partie à la piscine nager mes 45mn jusqu’à la fermeture du bassin (j’ai fini sans ligne et toute seule dans l’eau). Notez que les vestiaires mixtes, c’est spécial quand même : tu passes ton temps à te demander si t’es au bon endroit, surtout que c’était plus rempli de mecs que de femmes.
Au retour, ma coloc était là. J’ai donc salué Jade, on a un peu papoté et convenu d’aller boire un coup vers 21h.Ce que nous avons fait autour du College. Ça fait du bien d’échanger avec quelqu’un, même si en voyage les échanges sont toujours un peu les mêmes thèmes : le climat (elle était thaÏ, donc encore plus couverte que moi), la bouffe (elle était thaÏ, une chance, elle aurait pu être hollandaise…), les différents pays en cours de vacances ou des dernières vacances ou des prochaines vacances…
(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks
Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…
(jour 2) Premiers pas à Dublin
Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…




