Irlande 2026
(Jour 5) Là-bas au Connemara…
La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train. Bonne nouvelle : l’ordi affichait complet donc j’ai réussi à lui remettre 70% dans les dents.
Bref, après avoir dit au revoir à Jade qui de son côté allait voir les otaries dans un bled à côté et notamment celle qui s’appelle Sammy (et pourquoi pas après tout, hein ?), je suis partie prendre le tram de l’autre côté de la river, pas loin de la Poste. Alors, je ne sais pas si c’est férié aujourd’hui, si les gens sont en vacances, ou s’ils travaillent super tôt (ou super tard), mais les rues étaient quasi vides de gens et de voitures.
J’ai donc pris mon train à Heuston sans problème. Enfin, si l’on considère que l’affichage de la voie à 10mn du départ avec un quai à aller choper à 5mn de marche n’est pas un problème. De même que ne pas trouver le numéro de son wagon n’en est pas un : heureusement une vieille dame avec qui j’avais papoté en attendant le quai m’a renseignée à bord, alors que j’étais montée à la rasbaye dans n’importe quel wagon en me disant que je verrais bien après. Punaise, si les vieux commencent à me renseigner ou à m’aider, je crois que c’est le début de la fin.
Arrivée à Galway, c’était assez simple : l’hôtel-pub où je dors est à 10 mètres de la gare. Il est aussi à 10 m de la gare routière. Et à 10m de l’agence Aran Ferries chez qui je vais me faire un petit tour des îles avec les cliffs of Moher et à 10m de l’agence des bus que je vais prendre pour aller à Clifden en sortant des îles. L’idée est de mettre mes bagages en consigne à la gare routière, de faire l’excursion de 9h30 à 18h00 avec départ de Galway, et de prendre le bus de 20h pour aller à Clifden, arrivée 21h30 à se jeter direct dans le lit.
Je me suis accessoirement rendu compte qu’il me manquait une nuit de plus à Clifden, donc j’ai réussi à prolonger mon séjour là-bas en 5mn de mails. Efficacité redoutable cette histoire. Ça compense ma première arrivée ici.
Galway
Moi qui avais échappé à la pluie, la vraie, celle qui mouille et qui dure, depuis le départ, me voilà rattrapée par la patrouille lors de ma balade : tentative d’aller voir la cathédrale, mais office oblige, ce sera pour demain. Tentative d’aller à l’Art Center, mais j’ai pas eu l’impression que c’était ouvert. Je me suis donc fait le tour de la ville à pied (enfin, le centre) et je me suis demandé au fur et à mesure que je déambulais pourquoi j’avais eu cette sensation bizarre la première fois que je suis arrivée là, avec cette histoire d’IRA … Parce que vraiment, plus zen que cette ville ça m’a l’air compliqué, même avec les tonnes de touristes qu’elle trimbale.
La vraie bonne nouvelle c’est que tout se fait à pied (encore plus que Dublin), sauf si évidemment ça vous branche d’aller visiter une usine IT quelconque, et c’est aussi que la mondialisation n’a pas trop frappé la ville : les pubs restent des pubs, les cafés restent des cafés (qui ferment tôt, donc), et les magasins ne sont que locaux. Pas un H&M, pas un Zara, pas un truc à la con dans les rues que j’ai arpentées. Après, je ne suis sans doute pas allée partout, mais clairement, ça ne m’a pas manqué.
Niveau LGBTQQI+, je pense qu’on est bien aussi : des drapeaux partout (d’ailleurs il y en a un que je vais m’empresser de chercher sur Google tant je ne le connais pas). J’ai même vu un pub qui s’appelle The Hole in the Wall mais je ne suis pas sûre que ça ait un rapport…
Soirée tranquille où je dîne au pub, comme à midi où j’ai eu ma ration de verdure (salade ceasar).
(Jour12) Dublin : baby come back
Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...
(Jour 11) Connemara : it’s raining again
Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.
(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi
Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).
(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…
Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…
(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse
J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…
(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…
Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…
(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil
C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.
(Jour 4) La messe est dite
Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.
(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks
Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…
(jour 2) Premiers pas à Dublin
Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…












