Irlande 2026

(Jour 11) Connemara : it’s raining again

Août 9, 2026

Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.

Je suis partie vers 11h pour faire deux boutiques avant la navette gratuite de midi mais c’était sans compter que nous étions dimanche : c’était soit fermé, soit pas encore ouvert pour cause de messe, de déjeuner en famille ou de grasse mat’. J’ai donc fait le tour des bas-fonds de Clifden en attendant et ai opté pour le City Link de 11h30 pour le parc.

J’attaqué la boucle bleue (3km) qui rejoint la rouge. Plus que des chemins c’étaient des routes bien balisées au départ puis des sortes d’escaliers faits de pierres en guise de marche mais un peu à la japonaise. Sur la boucle rouge, dont la pente était largement plus raide, l’idée étant de monter en haut de la colline (424m) pour admirer la vue sur toute une partie du Connemara.

Niveau fringues, j’avais été inspirée de prendre mon legging (trempé mais qui sèchera avec mes 37 degrés), et mon Lafuma qui avait visiblement décidé de remplir son office d’imperméabilité et de coupe-vent et c’est bien tout ce que je lui demandais, encore que s’il avait eu l’option anti-brouillard elle aurait été la bienvenue : au fur et à mesure de ma progression, le vent se faisait plus fort, la pluie aussi, quant au brouillard, il avait décidé d’enrober la colline un peu comme au ski mais je sentais bien que j’aurais beau être en haut, je ne serai jamais au-dessus…

Mais c’est surtout le vent et la pluie qui ont commencé à me poser un problème : plus ça montait, plus c’était raide et plus je me demandais 1/ si ça allait passer jusqu’en haut avec ce vent et, quelque part, cette absence de visibilité qui faisait qu’on avait l’impression de pouvoir tomber dans le vide à cause d’une rafale à tout moment, et 2/ comment allait être le retour, en descente, sur ces pierres qui pourtant avaient été fort bien choisies puisque pas glissantes. J’étais d’autant moins rassurée que plus j’avançais moins il y avait de monde (qu’étaient-ils devenus ? Aspirés par des Léprechauns ?) et plus je me demandais pourquoi je n’avais pas mis mes orthèses aux chevilles qui dormaient gentiment dans ma valise. Comme dirait Murdough dans l’Arme Fatale, suis trop vieille pour ces conneries.

J’ai fini par tomber sur deux français qui ont vu ma détresse et ont ouvert la montée finale. Arrivée en haut j’étais contente comme si je venais de refaire le Rinjani, alors que les 3700m indonésiens n’ont évidemment rien à voir. En revanche, pour la vue, c’était effectivement raté. La redescente a été beaucoup moins pénible que prévue dans la mesure où elle était abritée du vent et presque arrivée en bas, le soleil a recommencé à pointer son nez et la vue s’est dégagée, laissant entrevoir quelque chose de magnifique. J’étais à deux doigts de ne pas prendre la navette de 15h mais je me suis rappelée que le soleil n’était pas forcément de longue durée ici et je ne me voyais pas refaire une deuxième apres-midi comme hier. J’ai quitté les lieux avec MON bus dans lequel j’étais seule et ai fini ma journée en shopping et  chocolat chaud – cheesecake au Bailey avant de finaliser mes transports de demain.

J’ai terminé ma journée chez EJ Kings pour une assiette de fellafels avec salade au milieu de Français vêtus de tout ce que Décathlon a produit comme fringues et chaussures cette saison et les précédentes. Il y a certainement une raison pour laquelle il y a autant de français ici, je regarderai sur Google. J’ai même vu un van immatriculé 13 : faut avoir envie (et le temps) de venir en voiture jusqu’ici quand même…

(Jour12) Dublin : baby come back

(Jour12) Dublin : baby come back

Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...

(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi

(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi

Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…

(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse

(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse

J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train.

(Jour 4) La messe est dite

(Jour 4) La messe est dite

Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…

(jour 2) Premiers pas à Dublin

(jour 2) Premiers pas à Dublin

Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.

Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.

Connemara – les préparatifs

Connemara – les préparatifs

Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…