Irlande 2026

(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse

Août 6, 2026

J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…

Sur le ferry, je me suis installée dehors, non sans avoir demandé à un des gars du crew s’il y aurait de la place en bas « si jamais ». Alors déjà ce n’est pas tant « si jamais » que « pour après », une fois que j’en aurais ras-le-bol du vent, de la pluie, des sauterelles, de la neige, des américains qui parlent fort, des russes qui s’accoudent au bastingage m’offrant leurs fesses molles comme vue… Ce genre de « si jamais » qui finit par lasser un tantinet. « Oui oui, pas de problème » qu’il me répond, le crew. Merveilleux.

Retenant la leçon de la veille, j’avais prévu : le polo manches longues, le pull, le gore-tex, la capuche, le foulard, la casquette… je vous laisse admirer la capsule croisière Irlande 2026 en photo. Et malheureusement, même si je ne suis pas en plein vent, il ne fait pas très chaud et j’en arrive à douter de l’efficacité de mon gore-tex. Se pourrait-il qu’au bout d’un certain temps il ne soit plus très actif ni contre le vent ni  conte la pluie ? Ou est-ce que c’est juste que Lafuma fait vraiment du matos de merde ? (J’avais déjà renvoyé un sac à dos qui m’avait tout simplement lâché au bout de deux jours…) j’en viens à vraiment regretter de ne pas avoir pris le bonnet noir hier, même s’il me faisait une tête de personnage de Southpark. Même le stylo n’arrive plus à écrire tellement l’encre est gelée.

Les îles d’Aran sont au nombre de trois : Inis Mor (Inishmore), Inis Meain (Inishmaan) et Inis Oirr (inisheer). Ah oui, je vous ai pas dit ? Tout est écrit ici à la fois en anglais et en gaélique. C’est sur Inishmore que je vais passer une partie de la journée. A l’arrivée, ça m’a semblé tout à fait charmant. La première chose que j’ai faite cependant en sautant du bateau, c’est d’acheter un bonnet : bien évidemment que le « oui oui, pas de problème » du crew s’est transformé en « pas une place assise à l’intérieur ». Tant, il a cru que je voulais juste descendre…

Mais revenons sur l’information précédente : nous sommes le 6 août et j’ai acheté un bonnet. Oui un bonnet ! Allô. Et pas pour cet hiver, pour maintenant ! C’est pas comme si j’avais pas 30.000 bonnets de toutes les couleurs à la maison en plus. Mais un vert kaki avec un pompon, je n’en avais pas. Moi qui avais entamé une collection de poulpes, je vais peut-être me rabattre sur les bonnets au final.

Moi et mon nouveau bonnet partons donc sur le chemin principal, avec l’idée de faire un demi-tour de l’île et deux objectifs : visiter le fort Eochlan et le fort Duchathair. Et sur le chemin, qui monte, je me rends compte que cette île est vraiment canon : verte, évidemment, avec ces petits murets en pierres entassées qui délimitent les espaces, avec ou non des animaux dedans (vaches, chevaux, ânes…) et tout est beau. Il faut certes aimer les maisons qui trônent au milieu de nulle part dans la campagne avec vue sur la mer, mais ça tombe bien, c’est mon cas.

En suivant Google, je me suis dirigée vers un amas de pierres en cercle qui pouvait parfaitement être une introduction à mon fort mais je me retrouve dans la pampa à essayer de rejoindre un autre amas de pierre au loin, passant de muret en muret, et finissant par me dire que me refaire une entorse au milieu de nulle part et surtout d’une île soumise à horaire de bateau retour, c’était pas l’idée du siècle. J’ai donc fait demi-tour et suis repartie sur le chemin principal, avec 30mn de perdues. En soi, 30mn c’est pas bien grave mais c’est que j’ai un bateau à 15h30, moi…

Je suis montée à Eochlan par une route où une vache noire semblait accueillir les touristes d’un beuglement régulier. En haut de la côte, à l’entrée des ruines d’un château un panneau annonçait une fermeture provisoire pour remise en état (m’est avis que ça allait prendre un certain temps) et un autre proposait de descendre pour aller à Eochlan. Je me suis retrouvée sur des mi-chemins / mi-routes bordés de pierres jusqu’à pas mal descendre et me demander si j’avais pas raté mon fort. Google aidant, j’ai encore rebroussé chemin et ai pris d’autres petits sentiers de moins en moins larges jusqu’à laisser tomber l’idée de trouver Eochaln. Alors je vous vois venir, bande de mauvaises langues : mais comment elle fait pour rater un fort ? Alors déjà un fort, ce n’est pas forcément le terme que j’aurais tant la ruine est fort basse : les Dun sont des cercles de pierres qu’on peine à voir si on n’est pas en drône ou en hauteur. Cf photo.

Je me suis installée devant les ruines face à la mer et j’ai mangé mon wrap de ce matin.

Tous ces tours et détours m’ayant quand même pris un peu de temps, je suis redescendue vers la jetée, abandonnant l’idée du 2eme Dun au passage, ce qui n’est pas très grave car il me semble que je vais revenir ici, cette fois 4 ou 5 jours et avec un vélo, un ordi et la vue sur la mer : une version un peu plus longue que la nuit que j’avais décidé d’y passer au départ et que je n’ai pu réserver, faute de place. Pour autant, ce n’est vraiment pas surchargé en touristes. Les habitants ont réussi à garer un équilibre tourisme / protection du site. Après, sur une île, c’est assez simple, il suffit de limiter les bateaux et les hébergements et c’est réglé.

En redescendant j’ai acheté un yaourt et une San Pé au Spar que j’ai descendus sur la plage non loin de la jetée avant de remonter sur le ferry, EN BAS, au chaud. Bien m’en a pris puisqu’en montant à bord, la pluie a commencé à tomber. Tant pis pour les falaises de Moher que je n’ai vues qu’à travers la vitre sale du bateau, mais c’était tellement impressionnant de noir et de hauteur que j’ai quand même vu ce qu’il fallait.

De retour à Galway, j’avais pensé boire un chocolat chaud dans un coffee un peu sympa : je n’ai jamais trouvés ceux du Routard (mais si ça se trouve ils n’existent plus) et suis donc remontée vers le square en m’arrêtant dans un des coffees encore ouverts et dont la petite table dehors me faisait de l’œil. C’était sans compter sur deux connards (je ne les connais pas, mais ce sont forcément des connards) qui m’ont piqué MA table. Puisqu’il était dit que je me sustenterais que dehors assise en tailleur dans l’herbe ou le sable, je me suis donc installée dans le square, car heureusement non seulement il ne pleut pas mais en plus il fait beau, pour finir mon journal. J’en profite aussi pour remercier PRECISELY pour sponsoriser pour partie le blog avec son cahier et son stylo qui vient de rendre l’âme et que je viens de remplacer derechef par un stylo local assorti de trefles et d’un mouton en guise de gri-gri. C’est ma contribution à l’artisanat local made in china.

Si au départ je m’étais installée sur la pelouse non loin d’un jeune qui chantait WIsh You Were Here, PinkFloyd a laissé place à une preacher woman (blackette de 20 ans grand max) qui me vantait les louanges de Dieu et comme je n’avais pas l’intention d’entrer en relation tout de suite avec Jesus pour savoir à quel point il était venu ici pour nous sauver et nous laver de nos péchés, je suis partie en direction de la gare : c’est que mon bus pour Clifden est dans 20mn.

La lande est toujours aussi belle. Verte en cette période (à moins que ce ne soit pas ce côté du connemara qui soit orange). Les maisons magnifiques et pas vraiment orientées vers l’extérieur (ou alors les jardins sont derrière) mais aux pelouses tondues aux ciseaux. Vers 21h30 je suis arrivée à Clifden et j’avoue que je me serais passée des 950 m en montée vers l’hôtel, mais bon, je vais bien dormir…

(Jour12) Dublin : baby come back

(Jour12) Dublin : baby come back

Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...

(Jour 11) Connemara : it’s raining again

(Jour 11) Connemara : it’s raining again

Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.

(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi

(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi

Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train.

(Jour 4) La messe est dite

(Jour 4) La messe est dite

Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…

(jour 2) Premiers pas à Dublin

(jour 2) Premiers pas à Dublin

Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.

Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.

Connemara – les préparatifs

Connemara – les préparatifs

Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…