Irlande 2026
(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks
Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…
Moitié de sandwich avec de la verdure mangé, je suis partie en direction de Saint-Patrick, en passant devant le château et la bibliothèque attenante, toujours fermés : renseignements pris sur leur site, ils sont en train de se préparer à la présidence de l’UE en 2027.
Saint-Patrick
Tout d’abord je tiens à préciser que contrairement à la France, il y a pas mal de pays qui font payer les entrées de leurs cathédrales et l’Irlande en fait partie. C’est donc payant en dehors des cultes et pas qu’un peu : cela dit, pour 11,50 euros, on a droit à un audio guide et pas mal d’explications sur l’édifice, sur Saint-Patrick lui-même évidemment, ainsi qu’un tas d’ateliers manuels où j’ai donc dessiné (si tant est que ce soit le mot) un Saint-Patrick au fusain. S’il fallait visiter une seule cathédrale en Irlande, je pense que c’était celle à choisir : pour l’histoire, en plus de se faire fêter tous les 17 avril à coup de grands chapeaux verts, de Guinness et de Leprenchaun, Saint Patrick est celui qui a importé le Christianisme aux Gaëls quelque part au Vème siècle, dans la joie et la bonne humeur comme on peut l’imaginer. Et aujourd’hui, l’Église d’Irlande est à la fois catholique ET réformée (donc un peu protestante). Au moins pendant le massacre de la Saint-Barthélémy, ils auraient survécu. Ou tous passé à la broche, ça dépend comment on voit les choses…
Collins Barracks
J’ai poursuivi mon chemin à pied en direction de Collins Barracks, l’un des quatre musées nationaux donc gratuits, et qui, comme son nom l’indique, n’est pas tant lié à l’ancien président des USA qu’à son ancienne fonction de garnison. Pour le coup, l’histoire militaire est particulièrement représentée (trop ?), de la guerre de 14-18 à la guerre civile de 19-21 avant l’indépendance de 1921.
En dehors de ça, je me faisais une joie de voir tout une partie art déco etc et malheureusement, n’en déplaise aux trois routards du Routard, j’en trouve l’intérêt assez limité, d’autant que je vais prendre 30sec pour une Jean-Pierre Bacri : quel est l’architecte qui repensé l’intérieur du bâtiment pour en faire un musée ? Sans doute un gars qui a fiat la même école que celui qui a inventé le circuit Ikea (ou pire : Normal, que j’ai découvert récemment et qui n’a strictement rien de normal), mais encore pire. Pire ? Oui Madame, parce que ceux qui ont leur licence Ikea savent très bien qu’il y a des échappatoires (des wrap zones pour les fans de Mario) pour passer directement d’un espace à un autre. Pire, oui, parce que les deux niveau d’Ikea sont indépendants. Là, les amis, c’est Ikea interdépendant sur 4 étages avec des escaliers qui montent mais qui ne descendent pas et des retours sur ses pas sans cesse pour changer d’étage : même avec le plan, je n’ai pas réussi à me retrouver (alors que oui, je sais lire un plan, je vous vois venir). Au bout de 4 retours après 18 allers, j’ai lâché l’affaire au 2eme niveau et suis partie finir mon sandwich de ce matin et mon scone sur les tables installées dehors dans la cour. Peu de monde alors que c’est gratuit : j’aurais dû me méfier.
J’ai ensuite pris le tram pour aller dans le quartier shopping (blindé) vers la General Post Office (la GPO, comme on dit ici) haut lieu de la rébellion irlandaise contre les anglais (me demandez pas laquelle) et suis redescendue tranquillou vers Trinity College prendre un café et faire une sieste AU SOLEIL sur un des terrains de sport entre deux étudiants, trois gabians affamés et 400 touristes. J’ai eu l’intention d’aller à la piscine et puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais j’ai réservé un massage des pieds à la place. L’erreur bête. Que j’ai cependant assumée jusqu’au bout.
Une remise en forme plus tard, j’ai tenté la barbaque de la vitrine chez Hellfire mais c’était sans compter sur la non disponibilité de tables avant une heure. Je suis donc partie m’enquérir d’un italien, par exemple, plutôt que manger un mauvais fish and chips ou un mauvais burger. J’ai donc fini chez un mauvais italien, mais bon, il faut dire qu’avec LA référence sicilienne que j’ai à Marseille, difficile de rivaliser.
Je commence à rêver de légumes.
(Jour 4) La messe est dite
Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.
(jour 2) Premiers pas à Dublin
Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…




