Irlande 2026
(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil
C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.
J’ai donc commencé par le musée, encore gratuit (mais j’ai fait une dotation d’un euro, je suis royale). Eh bien figurez-vous que pour une fois, je l’ai trouvé hyper intéressant (les 5 euros sans doute) sur l’histoire de Galway depuis l’arrivée de St Patrick et les différentes tribus (allez, familles) jusqu’à la période trouble et compliquée d’avant l’indépendance de 1921, entre ceux qui était pour le traité de paix (et d’indépendance ») avec l’Angleterre et ceux qui ne l’étaient pas, jusqu’à diviser le Sinn Fein et ce qui allait devenir l’IRA sur le sujet. Il manque un peu d’explications sur le pourquoi du comment ils ont continué à se mettre sur la gueule après, à mon avis, mais j’e n’aurais qu’à relire Gens de Belfast en rentrant.
A la sortie musée, il faisait grand beau et c’est quelque chose dont il faut profiter ici : je suis donc partie me balader le long de la côte, vers l’ile aux Moutons (dont on s’aperçoit qu’elle n’est pas ouverte au public qu’une fois que tu t’es tapé le kilomètre de digue qui la relie à la côte). Les paysages sont vraiment magnifiques et je suis passée par une plage qui semble visiblement être utilisée en tant que telle au vu du poste de secours. Si je ne m’y suis pas baignée, je pourrais dire que je suis allée à la plage en Irlande.
Sur le chemin du retour, « les nuages noirs qui viennent du nord » ont lâché une de ces bruines qui ne servent à rien. J’en profite pour faire un aparté sur cette chanson qui commence à me courir puisque chaque fois que je lis le mot Connemera (autant dire tout le temps) ou chaque fois que je pense au Connemara j’ai l’air dans la tête et pour peu que je marche un peu vite j’ai même la flûte et les violons au rythme de mes pas. Autant vous dire qu’elle ne me quitte pas depuis que j’ai commencé ce blog et que la dernière fois que ça m’est arrivé, j’ai tout fait sauter : en savoir plus ici.
J’ai passé une tête chez Tesco pour trouver un stabylo qu’ils n’avaient pas et surtout regarder leurs rayons : j’adore aller dans les supermarchés à l’étranger pour voir ce qu’ils ont en rayon (et que nous on n’a pas). Ce qui me permet de poser cette question : c’est quoi le délire sur les prix de la bouffe en France ? Tout ici est soit moins cher, et pas qu’un peu, soit au même prix que chez mon Carrefour Flammarion. Je n’ose pas allez faire un tour chez lidl, ca va m’énerver.
J’ai fini ma journée à la Cathédrale histoire d’allumer deux lumignons pour mon papa et mes grands-parents et suis rentrée à l’hôtel, enfin, au pub, en passant par un peu de shopping chez boots, histoire de faire une sieste avant de repartir le soir : 12,5km à pied, ça use, ça use.
J’ai bien tenté de dîner dans le premier pub où ils passaient de la musique mais c’est après avoir payé mon verre de blanc que j’ai appris que la cuisine était fermée (à 20h : c’était peut-être un vrai pub local). La trad music s’est arrêtée pour laisser place à New Order : je vais peut-être manger liquide ce soir. Un autre musicien live est arrivé et a continué le concert : c’est sur les premières notes de Piano Man à l’harmonica (et à la guitare !) que j’ai repris un verre de blanc tout en chantant avec les gens. Honnêtement, l’ambiance est vraiment chouette ici : tout est joli, propre (comme à Dublin d’ailleurs), on se sent bien partout, c’est safe et aller dans un pub seul, c’est pas inhabituel. Après, j’étais en train d’écrire avec mes affaires dans mon petit coin au bar, donc j’avoue que ça donne une contenance. Et puis y’a quasi que des vieux, alors c’est parfait, parce que du coup, c’est de la musique de vieux.
(Jour12) Dublin : baby come back
Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...
(Jour 11) Connemara : it’s raining again
Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.
(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi
Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).
(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…
Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…
(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse
J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…
(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…
Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…
(Jour 5) Là-bas au Connemara…
La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train.
(Jour 4) La messe est dite
Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.
(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks
Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…
(jour 2) Premiers pas à Dublin
Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…
(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…
Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…
Terre brûlée au vent des landes de pierre…
C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.
Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.
Connemara – les préparatifs
Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…












