Irlande 2026

(Jour 10) Letterfrack & Kylemore abbey : toute la pluie tombe sur moi

Août 8, 2026

Toute la pluie que je n’ai pas eue depuis le début tombe sur moi aujourd’hui et de me rendre compte à quel point j’avais été épargnée jusqu’à présent. Depuis ce matin, il pleut comme mouton qui pisse (on s’adapte) ou, comme on dit en anglais : il pleut des chats et des chiens (it’s raining cats & dogs).

Pas démotivée pour autant parce que je suis quand même partie en Irlande, donc en connaissance de cause, j’ai pris le bus pour Letterfrack (20mn), puis un autre bus dans la foulée (5mn) afin de visiter la Kylemore Abbey : un ancien château reconverti en abbaye bénédictine depuis que les sœurs éponymes sont revenues d’Ypres où elles s’étaient installées pour fuir la chasse aux cathos en Irlande an moyen âge. Le château m’a immédiatement fait penser à celui de Louis II en bavière, même si ici c’est un peu plus sombre et un peu moins rococo (on est en Irlande, pas au Portugal, hein) : un grand bâtiment sorti de nulle part au milieu de la pampa au bord d’un lac, entouré de collines. Dedans, c’est vraiment bien foutu, reconstitué et surtout très bien raconté et certaines pièces sont encore presque comme avant. Je dis presque parce que certaines tapisseries ne sont pas d’époque mais franchement de très bon goût.

Aux extrémités de l’abbey, d’une part une église gothique en plein chantier extérieur mais vraiment très belle à l’intérieur (comme quoi, la beauté…). Et de l’autre, des jardins dans lesquels il aurait été intéressant de flâner, de bouquiner ou d’écrire si le temps l’avait permis. Je m’en suis donc allée après être passée devant l’enclos à cochons (tiens, ils manquaient à mon bestiaire) où Ken attendait sagement qu’on lui caresse la tête en grognant. J’ai repris le bus dans l’autre sens à 14h38 en évitant expressément de le rate le prochain étant à 17h05.

A Letterfrack je suis descendue du bus afin d’aller faire un tour au Visitor Center du Parc National du Connemara. Si on ne tient pas compte du fait que j’ai pris l’entrée voitures pour me rallonger d’un kilomètre (suis plus à ça près, cela dit, mais aujourd’hui, honnêtement, je m’en serais passée), c’était plutôt une bonne idée pour trouver une petite carte de rando tranquille (6,7km) à faire et m’entendre dire qu’en plus, une navette gratuite passait prendre les gens à Clifden et les ramenait à différents horaires. Si c’est pas parfait, ça ? Pour aujourd’hui en revanche, la visibilité était mauvaise et ça ne valait pas trop le coup de monter sur la colline. Bah tu sais quoi, ça tombe bien parce que là j’étais pas du tout motivée pour continuer sous la pluie.

Tout ça m’a amenée sur les coups des 15h15 sans que je sache trop quoi faire ici car Letterfrack, c’est à peine plus grand que la station essence de Badgad Café (et beaucoup moins sec). Je serais bien partie plus tôt mais le seul bus possible c’était le fameux 17h05 de l’Abbey qui me menait à Clifden à 17h51. Option que j’ai fini par choisir en attendant dans un pub (non sans avoir goûté une soupe) puis dehors, sous la pluie. Ca m’a fait gagner une heure par rapport à mon bus initial Citylink. Par un temps pareil, tout est bon à prendre.

Je suis remontée à l’hôtel trempée comme la soupe que j’ai mangée au pub et de me rendre compte que j’aurais vraiment du recirer mon Barbour au moins une fois en 30 ans parce que d’étanchéité, il n’en avait plus. Ni lui, ni le sac à dos, d’ailleurs, ce qui me pose une sacrée colle pour demain si rien ne change…

Une fois rentrée, la pluie n’avait pas décidé de s’arrêter : je ne reprendrai pas le chemin du centre pour manger : je vais faire ma vieille dans ma chambre.

(Jour12) Dublin : baby come back

(Jour12) Dublin : baby come back

Irlande 2026Allez, la fin est proche : départ pour Dublin via Galway à 11h15 avec une grosse dose d’optimisme quand même : puisque mon bus arrivait à la gare routière à 12h48 pour un train qui partait à 13h05 de la gare physique et, même si les deux ne sont pas loin,...

(Jour 11) Connemara : it’s raining again

(Jour 11) Connemara : it’s raining again

Moins qu’hier, a priori mais il tombe cette bruinasse dégueulasse comme à Paris, qui ne sert strictement à rien à part emmerder les piétons, les touristes, les randonneurs, les ouvriers du bâtiment, les mecs de la DDE et les terrasses de cafés. Niveau pouvoir de nuisance, on est proche du moustique, quand même.

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

(Jour 9) Clifden : on avait dit tranquille…

Aujourd’hui, on se calme. Repos. Enfin, repos, j’me comprends : on s’énerve pas trop quoi. Un tour dans Clifden, une petite balade sur la sky road et basta. Spoiler : tu parles…

(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse

(Jour 8) Aran Islands : la croisière s’amuse

J’ai quitté l’hôtel assez tôt (enfin, tôt, 8h) pour déposer ma valise à la gare routière, acheter un casse-dalle pour midi et un roll pour un petit dej ultérieur au cas où il n’y aurait rien à bord. C’est donc fortement en avance que je suis arrivée au quai d’embarquement puisque tout est à 10mn de tout ici…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

(Jour 7) Galway : dès que le vent soufflera…

Réveil tardif après les 12km d’hier, donc j’ai décidé de la jouer cool aujourd’hui, d’autant qu’en termes de trucs à voir, m’est avis que j’avais fait le tour… J’ai donc attaqué un petit dej et là, y’avait urgence, vu le lointain souvenir qu’était le cinnamon roll de la veille au matin…

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

(Jour 6) Galway sous la pluie et le soleil

C‘est un orage qui m’a réveillée, dites-donc… Qui n’a certes pas duré, heureusement, mais qui a laissé des petites derrière lui toute la journée. C’est donc sous une petite pluie que je suis allée réserver mon trip sur les îles d’Aran (enfin, surtout Inishmore) pour le jour de mon départ. En attendant j’ai décidé de balader dans Galway : musée, suivre le trajet du Hop-on hop-off qui n’a pas l’air bien long et pas d’un intérêt de dingue puisqu’à part longer la côte, il fait le tour d’un golf et d’un camping… Et finir avec la Cathédrale.

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train.

(Jour 4) La messe est dite

(Jour 4) La messe est dite

Je crois que pour la première fois de ma vie j’ai décidé d’aller à une messe de mon plein gré et pour autre chose qu’un mariage ou un enterrement… Enfin, si on oublie celles de Harlem où je cherchais davantage le folklore que le message et la messe Corse de la Major qui était super mais bien show of quand même.

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…

(jour 2) Premiers pas à Dublin

(jour 2) Premiers pas à Dublin

Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.

Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.

Connemara – les préparatifs

Connemara – les préparatifs

Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…