Irlande 2026

(Jour 5) Là-bas au Connemara…

Août 3, 2026

La journée a failli tourner au drame lorsque je me suis aperçue que le chargeur de téléphone ne fonctionnait pas et me laissait avec 11% de batterie. Sauf qu’en testant toutes les prises de la baraque, il ne s’agissait pas tant d’un problème de chargeur que d’électricité, plaques électriques et lumières exceptées. Allons bon, non seulement je n’allais pas pouvoir me prendre un café avant de partir mais en plus mon billet étant sur mon téléphone, ça risquait de devenir compliqué pour prendre un train. Bonne nouvelle : l’ordi affichait complet donc j’ai réussi à lui remettre 70% dans les dents.

Bref, après avoir dit au revoir à Jade qui de son côté allait voir les otaries dans un bled à côté et notamment celle qui s’appelle Sammy (et pourquoi pas après tout, hein ?), je suis partie prendre le tram de l’autre côté de la river, pas loin de la Poste. Alors, je ne sais pas si c’est férié aujourd’hui, si les gens sont en vacances, ou s’ils travaillent super tôt (ou super tard), mais les rues étaient quasi vides de gens et de voitures.

J’ai donc pris mon train à Heuston sans problème. Enfin, si l’on considère que l’affichage de la voie à 10mn du départ avec un quai à aller choper à 5mn de marche n’est pas un problème. De même que ne pas trouver le numéro de son wagon n’en est pas un : heureusement une vieille dame avec qui j’avais papoté en attendant le quai m’a renseignée à bord, alors que j’étais montée à la rasbaye dans n’importe quel wagon en me disant que je verrais bien après. Punaise, si les vieux commencent à me renseigner ou à m’aider, je crois que c’est le début de la fin.

Arrivée à Galway, c’était assez simple : l’hôtel-pub où je dors est à 10 mètres de la gare. Il est aussi à 10 m de la gare routière. Et à 10m de l’agence Aran Ferries chez qui je vais me faire un petit tour des îles avec les cliffs of Moher et à 10m de l’agence des bus que je vais prendre pour aller à Clifden en sortant des îles. L’idée est de mettre mes bagages en consigne à la gare routière, de faire l’excursion de 9h30 à 18h00 avec départ de Galway, et de prendre le bus de 20h pour aller à Clifden, arrivée 21h30 à se jeter direct dans le lit.

Je me suis accessoirement rendu compte qu’il me manquait une nuit de plus à Clifden, donc j’ai réussi à prolonger mon séjour là-bas en 5mn de mails. Efficacité redoutable cette histoire. Ça compense ma première arrivée ici.

Galway

Moi qui avais échappé à la pluie, la vraie, celle qui mouille et qui dure, depuis le départ, me voilà rattrapée par la patrouille lors de ma balade : tentative d’aller voir la cathédrale, mais office oblige, ce sera pour demain. Tentative d’aller à l’Art Center, mais j’ai pas eu l’impression que c’était ouvert. Je me suis donc fait le tour de la ville à pied (enfin, le centre) et je me suis demandé au fur et à mesure que je déambulais pourquoi j’avais eu cette sensation bizarre la première fois que je suis arrivée là, avec cette histoire d’IRA … Parce que vraiment, plus zen que cette ville ça m’a l’air compliqué, même avec les tonnes de touristes qu’elle trimbale.

La vraie bonne nouvelle c’est que tout se fait à pied (encore plus que Dublin), sauf si évidemment ça vous branche d’aller visiter une usine IT quelconque, et c’est aussi que la mondialisation n’a pas trop frappé la ville : les pubs restent des pubs, les cafés restent des cafés (qui ferment tôt, donc), et les magasins ne sont que locaux. Pas un H&M, pas un Zara, pas un truc à la con dans les rues que j’ai arpentées. Après, je ne suis sans doute pas allée partout, mais clairement, ça ne m’a pas manqué.

Niveau LGBTQQI+, je pense qu’on est bien aussi : des drapeaux partout (d’ailleurs il y en a un que je vais m’empresser de chercher sur Google tant je ne le connais pas). J’ai même vu un pub qui s’appelle The Hole in the Wall mais je ne suis pas sûre que ça ait un rapport…

Soirée tranquille où je dîne au pub, comme à midi où j’ai eu ma ration de verdure (salade ceasar).

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

(Jour 3) Saint Patrick & Collins Barracks

Après une sacrée nuit commencée à 17h30 et finie à 8h30, départ pour Saint-Patrick après mon traditionnel café à l’appart. Ah je ne vous ai pas dit : les chambres sont exactement comme dans les collèges américains : deux chambres (qui ferment) qui se partagent une cuisine / salon et une salle de bains. Donc il y a largement de quoi se faire à manger et tout au moins de quoi prendre un café le matin.
Je suis cependant passée à la piscine du collège avant mon périple (soyons fous) et j’ai pris un vrai petit dej sur les tables extérieures du collège, non sans m’être fait avertir par le taulier du café qu’il fallait faire attention aux gabians, particulièrement agressifs. Tiens, ça me rappelle vaguement le Cercle…

(jour 2) Premiers pas à Dublin

(jour 2) Premiers pas à Dublin

Ce deuxième jour aurait aussi pu s’appeler « punaise c’est moche de vieillir », mais on ne va pas faire 10 jours sur le sujet, sinon ça va vraiment trop ressembler à « And just like that », la mauvaise suite de Sex and the City 20 ans plus tard. Quand je pense que j’ai pris mon maillot, mon bonnet et mes lunettes pour aller nager : qu’est-ce que je rigole…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

(jour 1) Punaise, c’est moche de vieillir…

Mon avion décollait à 16h30 : au moins, pas de stress au réveil, c’était déjà ça. Si c’est pas une réflexion de vieux, déjà, ça… Sauf que je me suis quand même réveillée à 8h30 pour boucler tout ce que j’avais à boucler et comme au final c’était pas grand-chose, ben c’était long. Mais il est passé où le temps où je torchais une valise en 10mn ? Est-ce que par hasard pour partir à 13h00, ca n’aurait pas valu le coup de faire une grasse matinée, à profiter que Le Chat ne me réveille pas à 5h pour aller chasser le rien sur la terrasse…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

Terre brûlée au vent des landes de pierre…

C’est à quelques jours de repartir en Irlande que je me rappelle la péripétie qu’a été mon premier voyage là-bas. C’est à quelques jours de repartir, là-bas, au Connemara, que je me rappelle la vaste blague que m’avait fait mon ingénieur commercial APC à l’époque.

Mais reprenons depuis le début : nous sommes en novembre 1996 et je suis chef de produit chez un grossiste informatique à Paris. Mon commercial APC (les onduleurs), François, m’invite au European Meeting machin à l’usine de Galway, en Irlande, donc.

Connemara – les préparatifs

Connemara – les préparatifs

Pour des raisons évidentes, je ne préciserai pas les dates de départ et d’arrivée, mais j’ai d’ores et déjà réservé mes vols et mes hôtels…